Vacances en famille : la traversée en bateau

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Comme vous l’avez sans doute remarqué, nous avons passé 3 semaines de vacances en famille en Tunisie. Les vacances en tant que telles ont été fabuleuses. La Tunisie est un pays magnifique aux milles paysages. Nous avons pu profiter d’une partie de notre famille installée là-bas, mais aussi des endroits sympas pour sortir à Sousse et Hammamet. Bref, côté vacances, rien à redire !

Mais alors, pour y aller, nous avons décidés de faire une traversée en bateau, et là, ET LÀ !!! Une catastrophe.

A la base, les enfants et moi y allons toujours en avion. En 2h de vol on arrive à Monastir, à 20min de la où nous habitons là-bas. Hyper commode, il y a toujours quelqu’un pour nous récupérer à l’aéroport. Mon mari lui, fait le voyage en bateau pour pouvoir venir avec la voiture. C’est toujours plus pratique d’avoir sa voiture en vacances alors même si la traversée dure 24h, ça vaut en général le coup.

Cette année, il nous a proposé de faire la traversée avec lui. « Une mini croisière » qu’il disait. Et bien croyez-moi, ce fut la PREMIERE et la DERNIERE fois que je partais en croisière avec lui !

L’aller : Gênes – Tunis

Déjà, pour aller à Gênes, il faut compter 5h de trajet en voiture. Les bagages plein le coffre, nous avons été piqué par le moustique « On ne sait jamais, dans le doute on prend tout ». J’en avais jusqu’à sur mes genoux ! Imaginez, 5h de voiture avec une glacière sur les genoux !

Evidemment nous sommes partis en retard donc nous avions à peine le temps de nous arrêter faire une pause pipi, bref, j’étais déjà au bout de ma vie en arrivant au port de Gênes.

Une fois sur place, je regarde l’heure et je vois que nous sommes à 45min du départ alors qu’ils demandent en général d’arriver 2h avant. Bon, c’est typique de notre famille jamais à l’heure donc ça ne m’étonne pas vraiment. En revanche, ce qui m’étonne plus c’est le nombre de voiture qui attendent sur le parking d’embarquement.

A 45mn du départ en général toutes les voitures sont à bord. Pourquoi sont-elles aussi nombreuses sur le parking ? Mon cerveau ne voulait pas comprendre. Il ne VOULAIT pas envisager un éventuel retard. Il faisait 32°C, les enfants étaient à cran, moi je ne vous en parle même pas. Bref, c’était pas une bonne idée qu’il fasse un retard ce bateau !!

D’ailleurs en parlant de lui, où est-il ?

Mon mari se dirige vers la douane pour les modalités administratives et revient 20 minutes plus tard avec cette réjouissante nouvelle : Le bateau, le Carthage, a été retenu à Tunis à cause d’une panne moteur. Il faut compter environ 7h de retard.

7 HEURES DE RETARD.

7 heures à attendre sur le parking en plein cagnard avec 2 enfants de 1 an et 3 ans, remontés à bloc.

Je ne vous cache pas qu’à cet instant j’avais juste envie de lui mettre sa « mini croisière » en pleine tronche si vous voyez ce que je veux dire.

Un sentiment d’impuissance m’envahit. Je ne pouvais rien faire d’autre qu’attendre. Crémer les enfants, leur enfiler des casquettes qu’ils ne veulent pas garder et ne pas les laisser jouer au soleil sachant que c’était exactement où il voulait jouer.

Nous avons attendu 7h avant d’apercevoir le bateau arriver au loin. Il a fallu ensuite attendre qu’il se gare, qu’il ouvre les portes du garage et que nous puissions ENFIN embarquer à bord avec la voiture. En résumé, au lieu de partir à 15h nous sommes partis à 2h du matin.

Pour ce qui est de la traversée, rien de particulier à déplorer. La mer était calme, le bateau était plutôt bien entretenu, la cabine était spacieuse et propre. Je commençais à me détendre. La nourriture au restaurant était affreusement chère et pas franchement bonne mais je ne m’en formalisais pas. Après tout rien ne pouvais être pire que l’attente interminable que je venais de vivre. J’ai relativisé.

Le retour : Tunis – Marseille

Le trajet retour était prévu sur le Méditerranée, un bateau français, de la compagnie Corsica Linea. J’avais aucun doute sur la ponctualité, en général ils sont toujours à l’heure les bateaux français. Et effectivement, il était à l’heure. Un léger retard d’une heure que nous avons à peine remarqué, nous avons embarqué rapidement.

En allant en direction de la cabine, je me rends compte que le bateau est archi complet. Ultra blindé. Mon mari me dit alors « tiens c’est bizarre, on a une cabine lavabo ». C’est quoi ça une « cabine lavabo » ? Et bien c’est une cabine sans sanitaires. Juste un lavabo pour se laver les mains. Pour ce qui est de la douche et des toilettes, il faudra se rendre dans les communs. Première douche froide. Enfin façon de parler parce que pour prendre une douche, même froide, faudra attendre ton tour.

Je rentre dans la cabine en priant secrètement pour que mon mari se soit trompé et que je vois une douche et des toilettes privés. Sauf que non, évidemment. Il n’y a qu’un lavabo, comme indiqué sur ce putain de billet.

Et le reste de la cabine, c’est pas mieux.

De la moquette orange partout. Sachant que pour moi, la moquette c’est juste un centre commercial pour acariens. En période de soldes le centre commercial tu vois. Je pose mes affaires dans la petite armoire et me dirige vers les lits qui eux, heureusement, sont recouverts de draps propres.

Soudain, mon regard se pose sur l’accoudoir derrière l’oreiller d’un des lits et je vois avec effroi une énorme trace de vomi séché, pas nettoyé. C’est-à-dire que quelqu’un avait vomi et que ça avait séché là, sans que personne ne daigne passer un coup de karcher dessus.

Là je vous avoue que j’étais au plus mal. Mon mari intercepte un mec de l’entretien dans le couloir et lui montre l’horreur. Il nous répond qu’ils ne peuvent pas nous changer de cabine car le bateau est complet, mais qu’il allait voir pour trouver une solution de secours.

Et sa solution a été d’envelopper l’accoudoir avec une serviette. Voilà c’est tout. Cacher la misère.

Forcément à ce stade j’étais déjà ultra soulée, vous imaginez bien. Je déclare donc le lit près de l’accoudoir de la mort, zone sinistrée. Adam dormira avec moi et Hana avec papa.

Le bateau démarre et nous voilà en pleine mer.

Des vagues énormes nous font nous balancer et nous retourne l’estomac. Hana vomit sur la moquette orange.

Il n’y a pas de douches dans la cabine donc je me dirige avec elle vers les douches communes. Embouteillages. Un souci dans les sanitaires, ni chasse d’eau ni douche ne fonctionne. Les toilettes sont infectes ; Visiblement les gens ont un transit nickel à bord de ce bateau. Et tant pis si la chasse d’eau ne fonctionne pas, on en fait profiter tout le monde !

Au bord du suicide, j’intercepte un mec de la maintenance qui me dit que les réparations sont en cours. Ma fille pleine de vomi dans les bras je retourne à la cabine et je la mets dans les bras de papa « tu te démerde avec elle, tu me la ramène propre ». Le pauvre homme n’a pas bronché.

En attendant, j’essaie de nettoyer les tâches de vomi de ma fille, en vidant le flacon de gel douche sur la moquette.

Une demi-heure plus tard, mon mari revient avec une petite Hana qui sent bon le Mixa.

Ok c’est bon on se détend tout va bien.

Adam a faim, nous décidons de manger un bout, même si le bateau tangue sévèrement. Manque de chance, après avoir grignoter quelques grains de raisin, Hana vomit à nouveau. Sur la couverture cette fois. C’est moins grave, j’enroule la couverture et je la balance dans un des locaux d’entretien. Ça leur apprendra à pas nettoyer le vomi des autres.

Nous avons passé le reste de l’après midi sur le pont, à respirer l’air marin, pour se remplir les poumons avant de retourner dans ce nid à microbes qu’était notre cabine.

La nuit se passe tant bien que mal. La mer est agitée, la nausée me guette, je reste allongée et me concentre pour ne pas vomir. Adam et Hana dorment à poings fermés, c’est le principal.

Le lendemain, on nous annonce une arrivée à 14h. Il est 10h. Ok c’est bon, plus que 4h à tenir. Je regarde par terre et vois Hana ramasser un reste de chips sur la moquette dégueulasse. Je me jette avant qu’elle ne l’avale. Trop tard. Je vois Adam qui descend pieds nus sur cette satanée moquette. NON ADAM MET DES TONGS !!!! Trop tard.

Nous embarquons les enfants et décidons d’attendre sur le pont. On guette la terre qui commence à apparaître au loin. Nous l’apercevons enfin. ENFIN.

On sort enfin du bateau et on attend encore 2h dans la voiture à Marseille pour passer la douane. C’est bon, il est 17h30, nous sommes sur l’autoroute, direction la maison.

Plus jamais ça.

PLUS JAMAIS CA.

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