Le deuxième enfant est-il vraiment plus difficile ?

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Vous m’auriez posée la question il y a quelques mois je vous aurais dit oui sans hésiter. Pour moi le deuxième enfant est plus difficile. Le caractère est plus affirmé, plus vite. J’avais l’impression que ma fille grandissait toute seule, qu’elle n’avait pas besoin de moi, mais qu’en parallèle elle me le faisait payer, en étant infernale.

Pourtant, on m’avait dit qu’une fille était plus sage, plus calme. Qu’avec Adam en tant que grand frère, ça allait être du tout cuit. Et ce n’était pas cuit du tout, c’était même très cru !! Steak tartare tu vois !

Déjà, lorsqu’on attend un deuxième enfant, on est dans l’appréhension à l’idée de gérer 2 enfants. Comment le grand va-t-il vivre l’arrivée du petit ? Leur entente se fera-t-elle facilement, naturellement ? Vais-je trouver l’organisation idéale ? Mille questions qu’on se pose toutes et qu’on oublie une fois devant le fait accompli : quand bébé numéro deux arrive dans nos vies, c’est un peu un tsunami.

Une révolution.

Et on se dit qu’on était quand même vachement gonflée de se plaindre de fatigue lorsqu’on était juste maman d’un enfant. Avec l’arrivée d’Hana j’ai perdu au moins 10 ans d’espérance de vie. Il a fallu qu’elle se fasse une place, à jouer des coudes pour s’imposer, face à un frère trop là, trop encombrant. Alors forcément, elle a dû faire les gros yeux, s’affirmer, à coups de cris et de hurlements. De caprices et de coups de gueules.

Alors oui, on peut dire que le deuxième est plus difficile. Mais c’est parce que la situation dans laquelle il arrive est, en elle-même, difficile. Et aussi parce qu’on est moins disponible, moins patiente, moins dévouée.

Il doit partager sa maman, dès le début.

Il n’a pas de temps exclusif ou très peu. Maman est moins disponible, même psychologiquement.

Nous avons tout expérimenté avec le premier, passé du temps à s’émerveiller, à apprendre le rôle de parent. Le deuxième enfant est arrivé “après la guerre”, même si l’amour est aussi fort, l’engouement est moins vivace. L’expérience acquise par les parents, les rende plus pragmatiques et donc moins “aux petits soins”. Cela oblige donc le deuxième enfant à se forger seul, en prenant exemple sur le grand frère ou la grande sœur.

Le chemin était déjà tout tracé. Avec l’ainé on débroussaille, avec le second c’est une autoroute en ligne droite. Alors que toutes les attentes des parents reposent sur les épaules du premier, le deuxième enfant est plus libre d’évoluer comme il l’entend, gagnant en autonomie et donc affirmant son caractère plus rapidement.

Mais cela ne fait pas de lui un enfant “difficile”.

Il essaie juste de trouver une place confortable dans cet équilibre établi entre l’ainé et les parents. Et plus l’écart entre les 2 est grand, plus les divergences de caractères se font sentir. Voilà pourquoi je ne voulais pas attendre trop longtemps avant d’avoir un deuxième enfant. Pour les élever en même temps, à l’identique, autant que possible.

Et même ainsi, avec 2 ans et 4 mois d’écart, on sent une différence entre les deux. Adam est aussi doux qu’Hana est vive. Et je dis vive pour ne pas dire chiante. Quand Adam fait des crises, Hana l’observe et refait la même quelques jours après. Comme s’il fallait qu’elle imite son grand frère pour se faire remarquer.

Mais on le comprend venant d’Adam : après tout, à 3 ans et demi, les crises c’est un peu le lot du quotidien. Venant d’Hana en revanche, cela à l’air de sortir de nulle part, sans explications car la parole n’est pas encore acquise.

Un décalage entre son petit corps et son grand caractère.

En fait, ma petite fille grandit vite, trop vite pour qu’elle arrive à s’apprivoiser elle-même, et donc parait plus difficile, à tort. Elle a juste besoin d’exister plus fort que son frère, pour avoir autant de place que lui.

deuxieme enfant

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