Lexique parental : ce qu’on dit et ce qu’on pense!

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Si vous êtes parents d’enfants en âge de parler, alors vous avez forcément dit une des phrases qui va suivre. Et si mes calculs sont bons, chacune de ces phrases prononcées, aura un sens un peu différent de ce qu’elle a l’air. Il s’agit donc de créer un petit lexique parental à ne surtout pas mettre entre les mains de nos chers enfants.

Demande à ton père/à ta mère.

Cette phrase signifie en fait “je n’ai ni le courage, ni la force, de gérer ça tout de suite alors je refile la patate chaude à l’autre parent”. Ou alors, autre signification “je ne sais pas si je dois te dire oui ou non alors va voir ton père/ta mère qui se fera une joie de gérer ce problème”. Bon dans tous les cas on est sur un grand cas de lâcheté.

Oui j’ai vu ! Bravo !

Là c’est un mensonge éhonté. En général nous répondons ça lorsque l’enfant, tout heureux de faire une roulade par terre, nous demande, de manière intempestive, de regarder son exploit. Alors au début on regarde, et on le félicite. Mais au 34ème “regarde !!” on se contente de hocher la tête en disant “oui j’ai vu ! bravo chéri !” sans même daigner tourner la tête.

Oui, on le fera tout à l’heure ok ?

Réponse magique, permettant d’accorder un délai, en espérant que l’enfant ai oublié la requête initiale. On essaie toujours de temporiser plutôt que de répondre un “non” massif. Rapport aux crises qui pourraient en découler. Alors on s’accorde un sursis et on laisse leur mémoire de poisson rouge faire le reste.

Peut-être.

Le genre de réponse qu’on donne lorsqu’on a déjà dit NON un paquet de fois mais que l’enfant n’en démord pas. Alors on a envie de dire oui pour qu’il nous lâche la grappe, mais notre fierté de parent nous empêche de céder aussi facilement. Alors le “peut-être” c’est le compromis idéal. Temporisation, toujours.

Je compte jusqu’à 3 ! Et après tu sais ce qui arrive !

En fait, l’enfant ne sait pas. Et soyons honnêtes, le parent ne sait ps non plus. Car nous espérons tous secrètement ne jamais atteindre le 3. Le genre de menace qui n’a absolument aucun poids mais qui est commune à tous les parents. Alors il y a ceux qui compte en quart, du style : un ! deux ! deux ET DEMI ! deux TROIS QUART….. et qui change de technique avant de dire TROIS. Et il y a ceux qui font les gros yeux jusqu’à ce qu’ils sortent de leurs orbites, en espérant impressionner l’enfant. Bref, pathétique.

J’y réfléchirai plus tard.

Autrement dit “J’aurais oublié à la seconde même où tu tourneras les talons, et j’espère que toi aussi”. En général lorsque l’enfant revient à la charge, on enchaine avec un “demande à ton père/ta mère”

Si tu manges ces haricots, tu auras des frites demain.

Même pas en rêve. Il s’agit d’un ODIEUX mensonge. Le chantage est une technique de faible mais franchement à un moment donné, la fin justifie les moyens et que celui qui n’a jamais usé de cette technique me jette la première frite.

Si tu ne ranges pas ces jouets, je les fous à la poubelle

Là, il y a ceux qui mettent leur menace à exécution, en allant tout de même les récupérer plus tard au fond de la poubelle. Et il y a ceux qui espèrent que l’enfant aura pris en considération l’éventualité de perdre ses jouets et qu’il se bougera les miches avant qu’on doive trouver une solution de repli. Dans tous les cas, c’est pas glorieux.

Voilà pour celles qui me viennent à l’esprit. Vous en voyez d’autres de ces phrases à sens caché ?

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