Mon fils, ne grandis pas trop vite…

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Mon fils, mon grand bébé, plus si bébé. Tu évolues à la vitesse de l’éclair. Le temps que je passe avec ta soeur, c’est du temps que je ne passe pas avec toi. Et toi tu grandis, en attendant, tu grandis si vite que parfois ça me coupe le souffle.

Je te vois parler comme un adulte, réagir comme un petit ado, avec impertinence peut-être mais avec aussi tellement d’esprit.

Cela m’émerveille et me terrifie en même temps.

Alors, quand tu ne voudras plus de mes bisous dans le cou, je te rappellerai comment tu te jetais littéralement sur moi pour me manger le visage, avec tes petites mains potelés sur mes joues.

Quand ta voix changera, je me rappellerai le doux son de tes premiers mamans, de tes premiers je t’aime.

Un jour, tu choisiras de passer du temps avec tes amis plutôt qu’avec moi. Et ce jour là, je me rappellerai les fois ou ta petite main tirait la mienne pour que je viennes jouer avec toi.

Quand tu seras trop grand pour venir sur mes genoux, je me souviendrais de ces heures que tu as passé dans mes bras pendant que je te lisais des histoires.

Mon fils, aujourd’hui, tu a besoin de moi.

Tu cours vers moi dès que tu me vois, Je suis le centre de ton monde. Mais un jour ça changera. Et un jour tu seras autonome, indépendant, et te laisser partir ne sera pas facile. Alors en attendant, je chéris ces jours où je t’ai près de moi, aussi longtemps que tu voudras bien y rester, pour avoir ces souvenirs, les fois où tout ça me manquera atrocement.

On ne se rend pas forcément compte d’à quel point notre rôle de maman est précieux. Parfois on se plaint, on râle, on crie, on gronde, mais mon dieu comme on ne devrait pas. C’est une chance inouï de les avoir, encore petits, encore demandeurs d’amour. Quand ils grandiront, une distance s’installera. L’amour sera toujours là, mais différemment. Moins spontané, plus réfléchi. Tout aussi profond je l’espère, mais avec moins d’innocence. 

Les anciens le disent, “petits, petits soucis, grands, grands soucis” alors je chéris les traces de doigts sur les murs, les verres d’eau renversés et les dessins sur le parquet. Ces petits soucis du quotidien seront des souvenirs précieux plus tard. 

Mon fils, je t’aime tellement si tu savais. Ne grandis pas trop vite s’il te plait.

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